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Abricotier Bergeron : variété fiable, culture et conseils

L’abricotier Bergeron est une variété française d’abricotier appréciée pour sa floraison semi-tardive, sa bonne tenue au froid et ses fruits gros, fermes et parfumés. Il réussit bien en jardin familial si l’emplacement est chaud, ensoleillé et surtout très bien drainé.

Le Jardin du Fruitier Mathieu Doucet ·
Abricotier Bergeron : variété fiable, culture et conseils

L’abricotier Bergeron est une variété française d’abricotier appréciée pour sa floraison semi-tardive, sa bonne tenue au froid et ses fruits gros, fermes et parfumés. Il réussit bien en jardin familial si l’emplacement est chaud, ensoleillé et surtout très bien drainé.

Vous cherchez un abricotier capable de produire sans vous lâcher au premier printemps capricieux ? Dans mon verger en Périgord, j’ai souvent vu Bergeron mieux s’en sortir que d’autres variétés plus précoces quand les nuits restent fraîches. Ce n’est pas un arbre miracle, mais c’est une valeur sûre quand on comprend ses besoins réels : de la lumière, un sol filtrant, un coin abrité et une conduite simple. Pour un jardin familial ou un petit verger, c’est souvent l’un des meilleurs compromis entre rusticité, qualité du fruit et régularité de production.

En bref : les réponses rapides

L’abricotier Bergeron est-il autofertile ? — Oui, Bergeron est généralement considéré comme autofertile, ce qui lui permet de fructifier seul. La présence d’autres abricotiers peut toutefois améliorer la pollinisation selon les conditions de floraison.
Au bout de combien de temps un abricotier Bergeron donne-t-il des fruits ? — Un Bergeron commence souvent à produire entre 3 et 5 ans après plantation, selon la forme achetée, le porte-greffe, le sol et la qualité de la conduite les premières années.
Peut-on planter un abricotier Bergeron en sol argileux ? — Oui, mais seulement si le drainage est vraiment amélioré. En terre lourde et humide, l’abricotier souffre vite d’asphyxie racinaire et de dépérissements.
Bergeron ou Rouge du Roussillon : lequel choisir ? — Bergeron est souvent plus rassurant hors climat très chaud grâce à sa rusticité et à sa floraison plus tardive. Rouge du Roussillon séduit davantage par sa qualité gustative en climat bien ensoleillé et sec.

Abricotier Bergeron : caractéristiques, atouts et limites de cette variété

L’abricotier Bergeron est une variété française de Prunus armeniaca réputée pour sa floraison semi-tardive, sa bonne tenue au froid et ses gros fruits fermes, sucrés avec une pointe acidulée. Très présent en vergers familiaux, il réussit bien si la plantation se fait en sol drainé, au chaud, avec une exposition lumineuse et abritée.

Le Prunus armeniaca Bergeron, de la famille des Rosaceae, est un abricotier commun devenu une référence en Europe de l’Ouest, surtout dans la Vallée du Rhône où il a bâti sa réputation de variété régulière. Son port est semi-érigé, assez vigoureux, avec une charpente qui se forme bien si on l’ouvre tôt à la lumière. En jardin, l’abricotier Bergeron hauteur tourne souvent autour de 4 à 6 m, parfois davantage sur franc ; en gobelet bien conduit, on garde plus facilement un arbre de cueillette. Quand on me demande l’abricotier Bergeron taille adulte, je réponds toujours qu’elle dépend autant du porte-greffe que de la taille et de la richesse du sol. L’entrée en production arrive assez vite, souvent vers 3 à 4 ans après plantation, avec une montée en charge progressive si l’arbre n’est pas poussé trop fort à l’azote.

Son grand atout, c’est d’être une variété autofertile. Un seul arbre peut donc fructifier, ce qui change tout dans un petit jardin. La floraison reste toutefois exposée aux caprices du printemps. On parle de floraison semi-tardive, souvent plus sécurisante que celle de variétés très précoces, d’où sa réputation d’abricotier résistant au froid. En pratique, ce n’est pas un passe-droit contre tous les gels. Sur une cuvette froide ou un bas de pente, une nuit claire de mars peut brûler les fleurs comme ailleurs. En terrain de coteau, bien ventilé, il s’en sort mieux. La récolte arrive en général de mi-juillet à début août selon région et année. Le fruit est assez gros, ovale, orange soutenu avec une face plus colorée au soleil. La chair est ferme, peu farineuse, sucrée mais jamais molle, avec ce petit nerf acidulé que j’aime bien en confiture comme à la table.

Les avis favorables sur l’abricotier Bergeron viennent surtout de là : il pardonne plus que d’autres dans les zones un peu fraîches, sans donner un fruit fade. Pour autant, ses limites sont nettes. À la plantation, un sol lourd, tassé ou humide l’expose vite aux problèmes de collet, de racines et aux maladies de dépérissement, notamment quand l’eau stagne en hiver. En Sud-Ouest, après un automne doux puis un coup de froid, j’ai vu des sujets pourtant vigoureux marquer le pas si le drainage était médiocre. Bergeron demande donc un emplacement chaud, contre un mur bien exposé ou sur une légère pente, avec une terre filtrante. Ce n’est pas la variété miracle pour toutes les régions, mais c’est une valeur sûre quand on respecte ses besoins réels : soleil, air, drainage et une conduite sobre. C’est souvent pour cela qu’elle reste, au verger familial, une référence plus crédible qu’une simple fiche catalogue.

Quel climat pour un abricotier Bergeron et où le placer dans le jardin ?

Le meilleur emplacement pour un abricotier Bergeron est une zone très ensoleillée, protégée des vents froids, sur un sol drainé et plutôt léger. Cette variété supporte assez bien le froid d’hiver, néanmoins sa floraison reste exposée au gel printanier, surtout en fond de cuvette, en bas de pente ou sur terre humide.

Quand on se demande Quel climat pour un abricotier, il faut distinguer deux choses : la tenue du bois en hiver et la fragilité des fleurs au printemps. Le Bergeron a justement bâti sa réputation sur cette nuance. Il encaisse mieux les hivers marqués que beaucoup de variétés précoces, ce qui explique sa présence ancienne en Vallée du Rhône et dans des secteurs un peu plus frais. En revanche, dès que la floraison s’ouvre, quelques degrés sous zéro suffisent à compromettre la récolte. C’est là que le microclimat fait toute la différence. Pour Où placer un abricotier, je cherche toujours une légère pente, une exposition sud ou sud-ouest, et une bonne circulation d’air qui évacue l’humidité sans créer de courant glacial. Un mur pierreux ou enduit, qui restitue la chaleur du jour, aide aussi, à condition de ne pas enfermer l’arbre dans une poche froide. Dans le Sud-Ouest, autour de Saint-Cyprien en Périgord, on voit bien cet effet : deux jardins séparés de cinquante mètres peuvent donner des résultats très différents selon le relief.

Pour savoir Où planter un abricotier Bergeron, le sol compte presque autant que le climat. L’abricotier aime les terres aérées, filtrantes, caillouteuses ou sablo-limoneuses, avec une humidité qui ne stagne jamais en hiver. Un sol drainé limite l’asphyxie racinaire, les dépérissements et une partie des accidents sanitaires liés aux excès d’eau. En revanche, les argiles compactes, les zones tassées par les passages, les terrains hydromorphes ou les bas-fonds restent de mauvais choix, même si l’endroit paraît chaud. Pour une abricotier bergeron plantation en terre lourde, je conseille un léger rehaussement de la zone de plantation, un apport de matière organique mûre bien incorporée, parfois un peu de gravier dans l’horizon supérieur, mais jamais une fosse remplie de terre fine qui ferait cuvette. L’eau doit pouvoir sortir. Dans mon verger, je préfère un trou large, peu profond, puis une butte discrète plutôt qu’un enfouissement excessif du collet. C’est moins spectaculaire, mais plus durable.

Selon les régions, le comportement du Bergeron change nettement. En Vallée du Rhône, il profite d’étés chauds, d’une bonne lumière et d’une maturité régulière, à condition de surveiller les coups de vent et les gels de printemps dans les secteurs bas. En Périgord, vers Saint-Cyprien, il peut très bien réussir dans un jardin familial si l’on évite les fonds humides, fréquents près des ruisseaux et des prairies froides ; sur un coteau léger, il se comporte souvent mieux qu’on ne l’imagine. Dans des régions plus continentales, avec hivers secs et gelées printanières marquées, il reste plus fiable que certaines variétés très précoces, mais il n’est pas miraculeux. Pour Où planter un abricotier dans le jardin quand on manque de place, une forme demi-tige, gobelet bas bien aéré ou palmette contre un mur chaud fonctionne bien, car on gagne en lumière, en surveillance et parfois en protection. Un petit jardin peut donc accueillir Bergeron, à condition de raisonner l’emplacement au mètre près, pas seulement la rusticité sur l’étiquette.

Les fruitiers que je conseille le plus 🍒🥝 — Thibault Pépinièriste

Les erreurs d’emplacement qui pénalisent vraiment la récolte

Chez Bergeron, la récolte se joue souvent à quelques mètres près : un fond de jardin gélif, un sol lourd et mouillé, une ombre froide le matin, une haie trop proche ou un couloir de vent du nord suffisent à faire chuter floraison, nouaison et santé de l’arbre. Le bon emplacement corrige plus de problèmes qu’une taille soignée.

Le piège classique, c’est la cuvette où l’air froid stagne. En floraison, une gelée y tape plus fort et les fleurs brunissent vite. Résultat : peu de fruits noués. J’évite aussi les terres compactes et humides, fréquentes après un hiver pluvieux en Périgord : les racines respirent mal, la vigueur baisse, le bois mûrit moins bien et les maladies de dépérissement trouvent une porte d’entrée. Une ombre matinale persistante retarde le réchauffement des fleurs et prolonge l’humidité, ce qui gêne la pollinisation. Trop près d’une haie, l’abricotier subit une vraie concurrence en eau et en nourriture. Enfin, exposé plein nord, il encaisse dessèchement, casse des jeunes pousses et chute de fleurs au vent. Bergeron pardonne beaucoup, pas ça.

Plantation, taille et entretien : comment conduire un abricotier Bergeron pour qu’il dure

Plantation, taille et entretien : comment conduire un abricotier Bergeron pour qu’il dure

Pour bien conduire un abricotier Bergeron, plantez-le en sol drainé à l’automne ou en fin d’hiver hors gel, puis soignez l’arrosage de reprise et le paillage. La logique est simple : une implantation nette, une croissance régulière les deux premières années, puis une taille légère qui aère la ramure sans brusquer un arbre sensible aux grosses coupes.

L’abricotier Bergeron plantation réussit mieux sur une terre profonde, filtrante, plutôt calcaire, avec une exposition chaude mais pas enfermée dans une cuvette à gel. En Périgord, je préfère souvent une mise en place entre novembre et mars, hors période de gel durable, car l’enracinement démarre tôt dès que le sol se radoucit. Creusez large, plus que profond, ameublissez le fond sans enterrer le point de greffe, et mélangez la terre extraite avec un peu de compost mûr, jamais avec une fumure fraîche qui pousse au bois tendre. Un scion se pralinera volontiers si les racines ont séché, surtout en racines nues. Le tuteur n’est pas systématique; en revanche, sur un couloir de vent ou une parcelle exposée ouest, il évite le ballottement qui casse les radicelles fines. Arrosez copieusement à la plantation, même en hiver sec, afin de plaquer la terre contre les racines, puis posez un paillage sobre, gardé à distance du tronc pour limiter l’humidité stagnante.

Les premières années servent à fabriquer une charpente durable, pas à obtenir vite beaucoup de fruits. Sur Bergeron, la forme en gobelet reste très adaptée au jardinage familial, car elle ouvre le centre, laisse entrer la lumière et sèche plus vite après pluie. À partir d’un scion, on sélectionne trois ou quatre futures charpentières bien réparties; sur un fuseau, on garde un axe plus net, utile quand l’espace manque; une demi-tige, elle, demande plus de patience mais facilite le passage dessous. L’entrée en production varie donc sensiblement : souvent 2 à 3 ans pour un fuseau, 3 à 4 ans pour un scion bien formé, parfois 4 à 5 ans pour une demi-tige. La taille abricotier bergeron doit rester prudente, car l’espèce réagit mal aux amputations sévères. On raccourcit peu, on supprime le bois qui se croise, les rameaux blessés, et l’on cherche un équilibre entre vigueur et mise à fruit, jamais une repousse exubérante.

L’entretien abricotier se joue ensuite sur la régularité. Durant les deux premiers étés, un apport d’eau espacé mais copieux vaut mieux que des mouillages superficiels; plus tard, on arrose surtout en période sèche prolongée, notamment pendant le grossissement des fruits. Au printemps, un peu de matière organique mûre en surface suffit; en revanche, l’excès d’azote favorise des pousses longues, sensibles aux maladies et moins fertiles. Quand la nouaison est forte, un éclaircissage modéré évite l’alternance et limite la casse des branches, surtout après une floraison abondante. Je protège aussi le tronc du soleil d’hiver et des coups de débroussailleuse, deux blessures banales qui raccourcissent la vie d’un arbre. Toute plaie de taille doit être nette, faite par temps sec, sur petit diamètre si possible; par conséquent, la vraie stratégie de longévité repose sur une taille légère, une charge en fruits maîtrisée et une croissance mesurée plutôt que spectaculaire.

Calendrier simple de l’année au verger

L’abricotier Bergeron se conduit sur un rythme simple : plantation à l’automne, ou en fin d’hiver hors gel, surveillance serrée de la floraison au printemps, puis éclaircissage et arrosages suivis en début d’été, récolte en été, taille légère après cueillette et apport organique modéré à l’automne. Le bon créneau change néanmoins selon le climat local.

En terrain sain, je plante souvent entre novembre et février, quand la terre reste ressuyée et que les racines s’installent sans stress hydrique. Au printemps, Bergeron fleurit assez tôt : en Périgord comme plus au nord, je surveille surtout les nuits froides, car une gelée tardive peut rogner la nouaison. En juin, j’éclaircis si l’arbre a trop chargé, pour garder des fruits plus réguliers et limiter l’alternance; en revanche, j’arrose seulement les jeunes sujets ou en sol filtrant, avec des apports profonds plutôt que fréquents. La récolte arrive en juillet-août selon l’exposition. Après cueillette, une taille douce aère la charpente sans relancer un bois trop tendre; en climat plus froid, je préfère parfois attendre une fenêtre sèche en fin d’hiver. À l’automne, un peu de compost mûr suffit, pas davantage.

Maladies, rendement et comparaison : Bergeron est-il le meilleur abricotier ?

Bergeron compte parmi les meilleurs abricotiers pour beaucoup de jardins hors zone méditerranéenne stricte, grâce à sa bonne rusticité, sa floraison assez tardive et sa régularité. Mais ce n’est pas la meilleure variété partout : le bon choix dépend du climat, du sol, de l’exposition, de la destination des fruits et du niveau de soin au verger.

Quand on cherche abricotier bergeron maladie, on tombe souvent sur des problèmes réels, mais pas propres à cette variété. Le point sensible, c’est surtout la moniliose, sur fleurs au printemps humide puis sur fruits à l’approche de la récolte. On voit aussi de la gommose, souvent après une plaie de taille, un coup de gel, une branche cassée ou un stress hydrique. En sol lourd, le vrai danger reste l’asphyxie racinaire : l’arbre végète, jaunit, coule de gomme et dépérit sans grand mystère. Les pucerons arrivent parfois sur jeunes pousses, surtout après une fertilisation trop riche en azote. Au verger, je dramatise rarement. Un Bergeron bien placé, aéré, greffé sur porte-greffe adapté et taillé sans excès tient généralement mieux qu’un arbre “chouchouté” mais planté dans une cuvette froide et humide.

La prévention repose sur des gestes simples et réguliers. Choisissez une exposition chaude mais ventilée, avec un sol drainant, plutôt léger à limono-calcaire, et évitez les bas-fonds où l’air froid stagne. Gardez une charpente ouverte : quelques coupes nettes, peu nombreuses, valent mieux qu’une taille sévère. Sur abricotier, la plaie est souvent la porte d’entrée des dépérissements. Je préfère intervenir par temps sec, en fin d’été ou juste après récolte, quand la cicatrisation suit mieux. Retirez les fruits momifiés, ramassez ceux tombés, supprimez les rameaux atteints de moniliose en revenant dans le bois sain, puis désinfectez l’outil si besoin. Un paillage modéré aide, mais sans coller au tronc. Dans le Sud-Ouest, après un printemps mouillé, on voit vite la différence entre un arbre tassé dans l’herbe haute et un sujet propre, lumineux, avec de l’air qui circule.

Alors, quel est le meilleur abricotier ? Pour un jardin familial en climat un peu frais, Bergeron part souvent favori. Il fleurit plus tard que bien des variétés d'abricot, limite mieux les dégâts des gelées printanières et donne des fruits fermes, assez gros, bons à croquer comme à cuire. Sa conservation est correcte, son aptitude au transport aussi. En revanche, pour la finesse gustative pure en climat chaud et sec, Rouge du Roussillon va plus loin : chair plus parfumée, plus fondante, mais arbre plus à l’aise en ambiance méditerranéenne. La question abricotier bergeron ou rouge du roussillon se tranche donc souvent par la météo locale. Si les printemps sont capricieux, Bergeron rassure. Si l’été est long, sec, lumineux, Rouge du Roussillon peut offrir un fruit plus remarquable à l’assiette.

Le comparatif abricotier bergeron ou luizet revient souvent aussi. Luizet est une vieille valeur, appréciée pour son goût, sa productivité et sa place historique dans les vergers plus continentaux. Il peut être très bon, mais il se montre parfois plus sensible aux accidents de floraison selon les situations. Bergeron est souvent jugé plus sûr, avec une maturité de saison et une chair ferme qui supporte mieux manipulation, confiture et oreillons au sirop. Pour abricotier bergeron ou polonais, le choix dépend davantage de l’usage. Polonais séduit par sa vigueur et ses fruits parfois généreux, mais il n’a pas toujours la même régularité ni la même tenue. Mon avis de terrain est simple : Bergeron est un très bon polyvalent, sans être universel. Si vous voulez un arbre fiable, tolérant et cohérent dans beaucoup de régions, c’est un excellent candidat. Si vous cherchez la saveur absolue sous climat idéal, d’autres variétés d'abricot peuvent le dépasser.

Prix d’un abricotier Bergeron, formes disponibles et critères d’achat utiles

Le prix d'un abricotier Bergeron varie surtout selon l’âge du plant, sa forme de conduite et le porte-greffe. Un jeune scion coûte en général moins qu’un arbre déjà formé, mais il demande plus de patience, davantage de taille de formation et une mise à fruit souvent plus tardive au jardin.

Au moment d’un achat arbre fruitier, le tarif bouge d’abord avec le conditionnement. En racines nues, vendu hors feuilles pendant le repos végétatif, l’arbre revient souvent plus sobre en coût et reprend très bien si la plantation suit vite, en sol ressuyé. En conteneur, on paie davantage la culture en pot, le volume de substrat, l’arrosage de pépinière et la logistique, mais on gagne en souplesse de calendrier. La forme compte tout autant : un scion d’un an, simple tige à former, reste le plus accessible ; un fuseau ou un gobelet déjà ébauché demande plus de travail de pépinière ; une demi-tige, plus haute et plus charpentée, monte encore en gamme. J’ajoute toujours un bémol de terrain : un sujet bon marché, mal raciné ou déséquilibré, coûte cher plus tard en années perdues. Dans le Sud-Ouest, on le voit vite après un printemps capricieux.

Le second vrai facteur, moins visible pour le jardinier, c’est le porte-greffe. Un Bergeron greffé sur prunier myrobolan, sur Saint-Julien ou sur un support plus adapté aux sols calcaires, lourds ou filtrants n’aura ni la même vigueur, ni la même tolérance aux contraintes. Par conséquent, deux arbres de même taille peuvent afficher des prix différents sans que ce soit du marketing. La réputation de la pépinière joue aussi : traçabilité variétale, greffage propre, tri sanitaire, conseil régionalisé, tout cela se retrouve dans le tarif. La période d’achat pèse également. En pleine saison de plantation, le choix est large ; plus tard, les plus beaux lots sont partis. En revanche, je me méfie des sujets forcés, très feuillus ou déjà chargés de fruits en pot : ils séduisent à l’œil, néanmoins l’enracinement n’est pas toujours à la hauteur.

Pour bien choisir, regardez d’abord un point de greffe net, bien soudé, sans boursouflure suspecte. La charpente doit être équilibrée, avec des départs réguliers si l’arbre est déjà formé, sans écorce frottée ni blessure fraîche sur le tronc. En racines nues, les racines doivent être souples, ramifiées, claires à la coupe, jamais desséchées ; en conteneur, évitez le chignon racinaire trop serré. L’étiquette variétale doit mentionner clairement Bergeron et, idéalement, le porte-greffe. Côté attentes, un scion donne un excellent rapport qualité-prix pour qui accepte de former l’arbre pendant deux à trois ans. Une demi-tige produit parfois plus vite en volume visuel, mais elle prend de la place, se taille moins facilement et complique la récolte familiale. Pour un jardin de taille moyenne, le meilleur compromis reste souvent un jeune arbre bien raciné, déjà un peu structuré, acheté chez une pépinière sérieuse plutôt qu’un grand sujet flatteur mais pressé.

prix d'un abricotier bergeron

Le prix d’un abricotier Bergeron varie souvent entre 25 et 60 euros selon l’âge, le porte-greffe, la taille et le mode de culture en conteneur ou racines nues. Un jeune scion coûte moins cher qu’un sujet déjà formé. Je conseille de regarder aussi la qualité sanitaire et l’adaptation au sol, pas seulement le prix.

Quel climat pour un abricotier ?

L’abricotier aime un climat ensoleillé, plutôt sec au printemps, avec des hivers marqués mais sans fortes gelées tardives au moment de la floraison. Il réussit bien dans les régions au sud de la Loire, mais certaines variétés comme Bergeron supportent mieux des zones un peu plus fraîches. Le vrai risque reste le gel printanier.

Où placer un abricotier ?

Je place toujours un abricotier au soleil, dans un endroit abrité des vents froids, contre une exposition sud ou sud-ouest si possible. Il lui faut un sol drainant, car il craint l’humidité stagnante. Évitez les bas-fonds où l’air froid s’accumule, surtout dans les jardins sujets aux gelées de printemps.

Quels sont les variétés d'abricot ?

Parmi les variétés d’abricotiers connues, on trouve Bergeron, Rouge du Roussillon, Orangered, Luizet, Polonais, Précoce de Saumur ou encore Muscat. Elles diffèrent par la précocité, la saveur, la taille des fruits et leur adaptation au climat. Bergeron est très apprécié pour sa rusticité relative et sa production régulière.

Quel est le meilleur abricotier ?

Il n’existe pas un meilleur abricotier dans l’absolu, tout dépend du climat et du sol. Si je devais citer une valeur sûre, Bergeron revient souvent pour sa bonne adaptation, sa chair ferme et sa productivité. En climat doux, d’autres variétés plus précoces peuvent être excellentes. Le meilleur choix reste celui adapté à votre jardin.

Où planter un abricotier ?

Plantez un abricotier dans une zone bien ensoleillée, sur un sol léger à filtrant, plutôt calcaire ou neutre, mais surtout jamais gorgé d’eau. Je recommande un emplacement aéré sans être exposé aux vents froids. Si votre terre est lourde, une plantation sur butte ou en terrain amendé peut vraiment améliorer sa reprise.

Où planter un abricotier dans le jardin ?

Dans le jardin, choisissez l’endroit le plus chaud et lumineux, à distance des zones humides et des poches de gel. L’idéal est près d’un mur exposé au sud, qui restitue la chaleur. Gardez aussi assez d’espace autour de l’arbre, au moins 4 à 5 mètres, pour une bonne circulation de l’air.

Quelle est la meilleure variété d'abricotier ?

Pour beaucoup de jardiniers, Bergeron fait partie des meilleures variétés d’abricotier, surtout hors climat méditerranéen strict. Je l’apprécie pour sa floraison un peu moins risquée, sa vigueur et ses fruits adaptés à la table comme à la cuisine. En région très douce, Rouge du Roussillon ou Orangered peuvent aussi être d’excellents choix.

Bergeron reste une référence solide si vous voulez un abricotier productif, goûteux et plus tolérant qu’une variété très précoce face aux printemps frais. Sa réussite repose surtout sur trois leviers : un emplacement chaud, un drainage irréprochable et une taille mesurée. Si votre terrain est lourd ou gélif, prenez le temps de corriger l’implantation avant de planter : sur l’abricotier, le bon départ fait souvent la récolte des années suivantes.

Mis à jour le 06 mai 2026

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